Nicolas Mayer-Rossignol, ancien élève de l’Ecole normale supérieure, ingénieur du corps des Mines a publié ce texte dans le Monde du 11 juin.
L’abstention massive aux élections européennes du 7 juin révèle un paradoxe : alors que l’Union traverse la pire crise économique et sociale de son histoire, l’enjeu d’une réponse européenne à cette crise n’a guère passionné les foules. Pourtant la crise est toujours là, et la question demeure : que peut faire l’Europe ?
Est-elle condamnée à regarder, bras ballants, passer les trains des délocalisations et des licenciements ? Quel est le niveau socialement utile, économiquement efficace et politiquement acceptable d’intervention de la puissance publique européenne ?
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